mardi 31 mars 2009

Montreuil relooke ses tours


En Seine-Saint-Denis, les promoteurs transforment les vieilles tours de bureaux en immeubles futuristes. Un plus écologique, mais aussi une bonne opération financière.
Desosser des immeubles de bureaux vieillissants pour n’en garder que la structure de béton et les relooker afin de les équiper de façades tout à la fois élégantes (couleurs, jeux de lumières, etc.) et écologiques, tantôt « rafraîchissantes », tantôt « intelligentes », mais toujours au design futuriste.
C’est la dernière tendance à l’est du périphérique.En plein centre-ville de Montreuil (Seine-Saint-Denis), l’investisseur Carlyle s’apprête à livrer le mois prochain sa Tour 9, un bijou de haute performance énergétique dont les fenêtres s’éclairent de toutes les couleurs une fois la nuit tombée. A deux pas, Philia va faire de même avec le vieux centre administratif, qui à l’horizon 2012 sera rebaptisé Altaïs, deux tours capables d’économiser quatre heures de climatisation par jour. Quelques kilomètres plus loin, porte de Bagnolet, Pramerica a choisi de miser sur la tour Gallieni 1, datant de 1973, aujourd’hui Qualis, attendue pour 2010.« Des produits idéaux en temps de crise »Le chantier est souvent long, vingt-deux mois pour la Tour 9, construite en 1982, et deux ans pour le centre administratif de la fin des années 1970, tout proche. Truffés d’amiante, les vieux buildings sont dépollués et curetés jusqu’au béton. Une remise à neuf qui demeure toutefois intéressante financièrement. «Cela revientàmoinsde2000€du m2 alors qu’à La Défense, par exemple, les restructurations avoisinent plutôt les 4 500 € dum2 », souligne Louis Romieux, en charge du développement chez Philia.Promoteurs et gestionnaires s’accordent à répéter que ces tours rénovées « sont des produits idéaux en temps de crise ». « Les sociétés veulent rationaliser leurs coûts, la tendance est souvent au regroupement des salariés sur un seul site », observe Sophie Walrave, du groupe Atis-Real qui commercialise la Tour 9. Dès lors, l’objectif est clair : séduire des groupes implantés à Paris ou à La Défense (Hauts-de-Seine). Pour cela, les commercialisateurs ont un argument de poids. « Nous proposons un loyer à 275 € le mètre carré, on est loin des prix pratiqués à La Défense (NDLR : où les loyers démarrent à 500 € le mètre carré), on est même en dessous de Saint-Denis où vers le Stade de France le mètre carré se loue 330 € », détaille la représentante d’Atis-Real. Autre atout, l’argument écologique est aussi synonyme d’économies. Là où une tour ancienne consomme en moyenne 400 kWh du mètre carré, le projet Altaïs ne se contentera que de 78 kWh au m2.

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