MONTREAL, le 31 mars /CNW Telbec/ - Depuis toujours au Canada, les gouvernements qui se sont succédé ont défendu l'usage sécuritaire de tous les minéraux et métaux que nous produisons et exportons. Depuis plus de 25 ans, les gouvernements du Québec et du Canada ont mis sur pied l'Institut et lui ont donné comme mandat de promouvoir la sécurité et la responsabilité dans l'utilisation de la fibre, ici et ailleurs dans le monde. L'Institut a exercé son mandat en soutenant une approche mesurée et responsable fondée sur les données scientifiques objectives et les plus récents développements technologiques. Le message a été répété et entendu. La situation à laquelle réfère le chef du Parti libéral (le désamiantage du Parlement) est le résultat d'un passé, heureusement révolu, que l'Institut a toujours déploré. Il s'agit d'une pratique de flocage de fibres d'amiante contenant différents types de fibres, y compris très souvent des amphiboles. Cette pratique n'existe plus ; elle est interdite depuis quelques décennies, mais malheureusement, nous sommes aux prises avec cet héritage. De nombreuses études, surtout les plus récentes, ont confirmé une différence importante de dangerosité entre le chrysotile et les amphiboles. Aujourd'hui, seul le chrysotile est utilisé, uniquement dans des produits à haute densité comme le ciment, et les fibres sont emprisonnées donc nonaéroportables. Cesser l'usage de la fibre de chrysotile, comme certains le proposent, signifie nécessairement la remplacer par d'autres types de fibres ; lesquels ? On retrouve aujourd'hui sur le marché international de nombreuses fibres et, pour beaucoup d'entre elles, trop peu d'études scientifiques ont été effectuées pour démontrer leur innocuité. Cela a été soulevé par plusieurs instances et plusieurs organisations internationales, soulignant ainsi leur inquiétude. Cela doit être matière à faire réfléchir les décideurs. La question que l'Institut pose aujourd'hui est la suivante : "A la lumière des récentes données scientifiques, de la différence entre les fibres, de la biopersistance, de l'expérience dans l'usage responsable et sécuritaire, peut-on conclure sans l'ombre d'un doute qu'avec la fibre de chrysotile, il n'y a aucune autre alternative que de mettre fin à son usage ?" Est-ce raisonnable de conclure que c'est la seule et unique avenue qui se présente à nous ?
Source : http://www.newswire.ca/
Le chrysotile n'est pas dangereux pour les peuples du tiers monde, mais au Canada, il vaut tout de même mieux respirer autre chose. MC
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