Le premier analyseur d'amiante portable, lancé aujourd'hui par Fondis Electronic en France avant une diffusion mondiale d'ici à six mois, va faciliter la tâche des professionnels du diagnostic immobilier, au bénéfice de la santé publique.
Dès maintenant, les spécialistes du diagnostic immobilier et de la rénovation du bâtiment auront, à portée de main, le premier analyseur qui est capable de détecter, sur place et en l'espace de quelques secondes, toutes les traces d'un ennemi de la santé publique : l'amiante. Interdit dans la construction en France depuis 1997, ce matériau très utilisé pendant plus d'un siècle pour ses performances techniques à faible coût, qui est aujourd'hui traqué pour sa dangerosité, reste incrusté dans des dizaines de millions de mètres carrés. Jusqu'à présent, les professionnels du secteur n'ont d'autre alternative que de prélever quelques échantillons analysés ensuite en laboratoire, en limitant le nombre au strict nécessaire vu le coût unitaire de l'ordre de 70 euros.
Désormais, « cette nouvelle méthode permet de gagner en efficacité et en précision de par l'immédiateté de l'analyse et la multiplication des points de contrôle pour un diagnostic exhaustif, donc plus sécurisé », explique Joël Le Chevalier, président de la société française Fondis Electronic. « Le nombre de travaux de rénovation énergétique à réaliser dans le cadre du Grenelle de l'environnement ne fera que multiplier le nombre de diagnostics », ajoute-t-il. Si environ 700.000 diagnostics d'amiante ont été réalisés en France l'an dernier par quelque 8.000 opérateurs, il reste une bonne moitié du parc immobilier national à passer au crible.
28.000 euros pièce
Est-ce à dire que le coût va fondre in fine pour le consommateur ? Pas vraiment, car ce nouvel outil qui apporte une rupture technologique a naturellement un prix : 28.000 euros (HT). Pour le rendre plus accessible aux diagnostiqueurs et bureaux d'études, Fondis Electronic le propose en location à 700 euros par mois (soit l'équivalent de 10 diagnostics en laboratoire).
Pourquoi cet instrument, qui repose sur la spectrométrie proche infrarouge, qui a déjà fait ses preuves depuis longtemps, n'est-il pas sorti plus tôt ? « Nous y pensons depuis dix ans et nous avions fait une première tentative qui a échoué pour deux raisons. Le prix était rebutant, de l'ordre de 90.000 euros et la précision était insuffisante », explique Joël Le Chevalier. Aujourd'hui, c'est grâce à l'expertise de son partenaire américain Polychromix, dont l'objectif vise à transformer la technologie proche infrarouge (NIR) en outil industriel portable, que Fondis Electronic a réussi sa seconde tentative. Pour l'anecdote, c'est en évocation à la série « Star Trek » que cet analyseur porte le nom de Phazir (IR pour infrarouge). D'ailleurs, cet instrument qui ressemble à un pistolet a déjà fait ses preuves dans d'autres applications industrielles telles que l'identification des plastiques pour le recyclage, l'analyse de l'épaisseur des peintures et des revêtements, la détection des produits de contrefaçon comme les médicaments ou l'identification des narcotiques et des explosifs. La police de Mexico vient d'en commander une cinquantaine d'exemplaires.
Le principe de fonctionnement ? « C'est comme une loupe sur l'amiante », simplifie Alain Gec, directeur commercial de Fondis Electronic. Grâce à un algorithme de comparaison des spectres enregistrés dans sa mémoire interne, il est capable d'identifier 6 formes minérales d'amiante et de donner, en moins de sept secondes, le résultat qui s'affiche sur un écran couleur LCD. Facile d'utilisation avec son poids plume (1,8 kg), il suffit d'appliquer la tête de mesure sur la zone à analyser, même difficile d'accès dans les cloisons, les flocages, les calorifugeages ou autres faux plafonds, et d'actionner la gâchette. Cet analyseur possède une capacité de sauvegarde de plus de 300.000 spectres, transférables vers un PC via le port USB. Santé publique oblige, « nous avons créé une immense bibliothèque de données sur l'amiante qu'il a fallu rendre fiables », conclut Joël Le Chevalier.
Dès maintenant, les spécialistes du diagnostic immobilier et de la rénovation du bâtiment auront, à portée de main, le premier analyseur qui est capable de détecter, sur place et en l'espace de quelques secondes, toutes les traces d'un ennemi de la santé publique : l'amiante. Interdit dans la construction en France depuis 1997, ce matériau très utilisé pendant plus d'un siècle pour ses performances techniques à faible coût, qui est aujourd'hui traqué pour sa dangerosité, reste incrusté dans des dizaines de millions de mètres carrés. Jusqu'à présent, les professionnels du secteur n'ont d'autre alternative que de prélever quelques échantillons analysés ensuite en laboratoire, en limitant le nombre au strict nécessaire vu le coût unitaire de l'ordre de 70 euros.
Désormais, « cette nouvelle méthode permet de gagner en efficacité et en précision de par l'immédiateté de l'analyse et la multiplication des points de contrôle pour un diagnostic exhaustif, donc plus sécurisé », explique Joël Le Chevalier, président de la société française Fondis Electronic. « Le nombre de travaux de rénovation énergétique à réaliser dans le cadre du Grenelle de l'environnement ne fera que multiplier le nombre de diagnostics », ajoute-t-il. Si environ 700.000 diagnostics d'amiante ont été réalisés en France l'an dernier par quelque 8.000 opérateurs, il reste une bonne moitié du parc immobilier national à passer au crible.
28.000 euros pièce
Est-ce à dire que le coût va fondre in fine pour le consommateur ? Pas vraiment, car ce nouvel outil qui apporte une rupture technologique a naturellement un prix : 28.000 euros (HT). Pour le rendre plus accessible aux diagnostiqueurs et bureaux d'études, Fondis Electronic le propose en location à 700 euros par mois (soit l'équivalent de 10 diagnostics en laboratoire).
Pourquoi cet instrument, qui repose sur la spectrométrie proche infrarouge, qui a déjà fait ses preuves depuis longtemps, n'est-il pas sorti plus tôt ? « Nous y pensons depuis dix ans et nous avions fait une première tentative qui a échoué pour deux raisons. Le prix était rebutant, de l'ordre de 90.000 euros et la précision était insuffisante », explique Joël Le Chevalier. Aujourd'hui, c'est grâce à l'expertise de son partenaire américain Polychromix, dont l'objectif vise à transformer la technologie proche infrarouge (NIR) en outil industriel portable, que Fondis Electronic a réussi sa seconde tentative. Pour l'anecdote, c'est en évocation à la série « Star Trek » que cet analyseur porte le nom de Phazir (IR pour infrarouge). D'ailleurs, cet instrument qui ressemble à un pistolet a déjà fait ses preuves dans d'autres applications industrielles telles que l'identification des plastiques pour le recyclage, l'analyse de l'épaisseur des peintures et des revêtements, la détection des produits de contrefaçon comme les médicaments ou l'identification des narcotiques et des explosifs. La police de Mexico vient d'en commander une cinquantaine d'exemplaires.
Le principe de fonctionnement ? « C'est comme une loupe sur l'amiante », simplifie Alain Gec, directeur commercial de Fondis Electronic. Grâce à un algorithme de comparaison des spectres enregistrés dans sa mémoire interne, il est capable d'identifier 6 formes minérales d'amiante et de donner, en moins de sept secondes, le résultat qui s'affiche sur un écran couleur LCD. Facile d'utilisation avec son poids plume (1,8 kg), il suffit d'appliquer la tête de mesure sur la zone à analyser, même difficile d'accès dans les cloisons, les flocages, les calorifugeages ou autres faux plafonds, et d'actionner la gâchette. Cet analyseur possède une capacité de sauvegarde de plus de 300.000 spectres, transférables vers un PC via le port USB. Santé publique oblige, « nous avons créé une immense bibliothèque de données sur l'amiante qu'il a fallu rendre fiables », conclut Joël Le Chevalier.
Source : http://www.lesechos.fr
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