
Le chantier du sous-marin le Triomphant, en réparation à l’Ile-Longue après sa collision en février dernier, a été interrompu hier pour un problème de poussières d’amiante décelées dans la peinture de coque.
Faudra-il basculer les opérations de réparation du sous-marin en chantier amiante ? La question a été posée à l’Inspection du travail qui se déterminera la semaine prochaine. En décapant la coque Avant de démonter une pièce sur le sous-marin endommagé, il a fallu décaper une partie de la coque «selon une procédure validée par l’Inspection du travail depuis 2003» rassure le porte-parole de DCNS Brest, Jean-Marie Daviron. Le personnel qui a réalisé ce décapage chimique a opéré en tenue de protection individuelle (combinaison et masque). «Une première analyse n’a pas décelé de poussières d’amiante dans l’atmosphère» continue Jean-Marie Daviron. Des particules dans la peinture En revanche, une seconde analyse dans les résidus de peinture collectés a fait état de particules d’amiante. DCNS savait que la peinture de coque de ce navire construit entre 1989 et 1994 (mis en service en 1997) contenait des poussières d’amiante. La seconde analyse a immédiatement entraîné l’arrêt du chantier, en attendant l’avis des autorités médicales. La présence de résidus amiante sur les pièces à réparer pourrait entraîner de nouvelles conditions d’intervention. DCNS : "Nous n'avons pas mis de pression" Immédiatement, la CGT, minoritaire à DCNS, en a profité pour dénoncer «Le caractère exceptionnel de ce chantier, tout comme les délais de réparation pour le moins tendus imposés par la Marine nationale, qui ne peuvent être les raisons d'une dégradation des conditions de vie au travail des salariés». Aussitôt, la Marine et DCNS ont réfuté «la pression» qui serait mise sur ce chantier. «Il s’agit d’une opération classique pour nos équipes» a expliqué DCNS. «Nous n’avons pas mis de pression particulière quant aux délais d’intervention» affirmait hier soir Bertrand Hudault pour la Marine. Quel coût ? Quel retard ?Quoi qu’il en soit, en raison du caractère fondamental de la dissuasion nucléaire, on imagine que les délais de réparation ont été rigoureusement établis et qu’ils ne sont pas élastiques. Le chantier sera-t-il considérablement ralenti ? De combien son coût sera-t-il amplifié ? Un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) exceptionnel est prévu lundi (13 h 30) à l’Ile-Longue.
Faudra-il basculer les opérations de réparation du sous-marin en chantier amiante ? La question a été posée à l’Inspection du travail qui se déterminera la semaine prochaine. En décapant la coque Avant de démonter une pièce sur le sous-marin endommagé, il a fallu décaper une partie de la coque «selon une procédure validée par l’Inspection du travail depuis 2003» rassure le porte-parole de DCNS Brest, Jean-Marie Daviron. Le personnel qui a réalisé ce décapage chimique a opéré en tenue de protection individuelle (combinaison et masque). «Une première analyse n’a pas décelé de poussières d’amiante dans l’atmosphère» continue Jean-Marie Daviron. Des particules dans la peinture En revanche, une seconde analyse dans les résidus de peinture collectés a fait état de particules d’amiante. DCNS savait que la peinture de coque de ce navire construit entre 1989 et 1994 (mis en service en 1997) contenait des poussières d’amiante. La seconde analyse a immédiatement entraîné l’arrêt du chantier, en attendant l’avis des autorités médicales. La présence de résidus amiante sur les pièces à réparer pourrait entraîner de nouvelles conditions d’intervention. DCNS : "Nous n'avons pas mis de pression" Immédiatement, la CGT, minoritaire à DCNS, en a profité pour dénoncer «Le caractère exceptionnel de ce chantier, tout comme les délais de réparation pour le moins tendus imposés par la Marine nationale, qui ne peuvent être les raisons d'une dégradation des conditions de vie au travail des salariés». Aussitôt, la Marine et DCNS ont réfuté «la pression» qui serait mise sur ce chantier. «Il s’agit d’une opération classique pour nos équipes» a expliqué DCNS. «Nous n’avons pas mis de pression particulière quant aux délais d’intervention» affirmait hier soir Bertrand Hudault pour la Marine. Quel coût ? Quel retard ?Quoi qu’il en soit, en raison du caractère fondamental de la dissuasion nucléaire, on imagine que les délais de réparation ont été rigoureusement établis et qu’ils ne sont pas élastiques. Le chantier sera-t-il considérablement ralenti ? De combien son coût sera-t-il amplifié ? Un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) exceptionnel est prévu lundi (13 h 30) à l’Ile-Longue.
Source : http://www.letelegramme.com/
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