« Nous sommes six et avons loué un monospace pour venir d'Andancette, près de Valence, dans la Drôme. On s'est relayés à quatre pour conduire toute la nuit. » Michel Dorel, président de l'ARDEVA 26, trouvait naturel que ses camarades et lui aient parcouru « 890 kilomètres » pour monter à Dunkerque. Leur motivation : apporter leur soutien aux victimes du Nord et réclamer « un procès pénal de l'amiante ».
Lorrains, Ardéchois, Isérois, Ardennais, Picards mais aussi Belges et Italiens tenaient le même discours : justice doit être rendue aux malades ou aux ayants droit en cas de décès. Trois veuves se faisaient leurs porte-parole en déposant à la sous-préfecture des lettres adressées au président de la République. Elles y critiquaient l'annonce de Nicolas Sarkozy, en janvier, de remplacer « le juge d'instruction par un juge de l'instruction qui contrôlera les enquêtes, mais ne les dirigera plus ». Un moyen, selon elles, pour « le pouvoir exécutif de se doter d'un instrument lui permettant de choisir les enquêtes qu'il souhaite voir mener ou pas ».
Pour la première fois, des représentants de la magistrature participaient à une manifestation de victimes de l'amiante. Secrétaire nationale de l'Union syndicale des magistrats, Virginie Valton, juge d'instruction à Arras, indiquait : « Ce qui nous embête, ce n'est pas la suppression en soi du juge d'instruction, mais le fait qu'il soit remplacé par rien du tout. Ses attributions seraient transférées au procureur de la République, sous la tutelle directe du ministère de la Justice. » Si on ajoute les directives que les enquêteurs sont susceptibles de recevoir de la part du ministère de l'Intérieur, « on aurait un risque d'enterrement des dossiers sensibles ». •
Pour la première fois, des représentants de la magistrature participaient à une manifestation de victimes de l'amiante. Secrétaire nationale de l'Union syndicale des magistrats, Virginie Valton, juge d'instruction à Arras, indiquait : « Ce qui nous embête, ce n'est pas la suppression en soi du juge d'instruction, mais le fait qu'il soit remplacé par rien du tout. Ses attributions seraient transférées au procureur de la République, sous la tutelle directe du ministère de la Justice. » Si on ajoute les directives que les enquêteurs sont susceptibles de recevoir de la part du ministère de l'Intérieur, « on aurait un risque d'enterrement des dossiers sensibles ». •
Source : http://www.lille.maville.com/
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire