Les anciens salariés d'Ugine victimes de l'amiante qui poursuivent leur ancien employeur pour « faute inexcusable » devront patienter encore un peu. Le jugement dans cette affaire sera rendu le 21 septembre.
Lundi, le Tribunal des affaires sanitaires et sociales d'Arras a écarté d'emblée trois des onze plaintes. Prescription oblige. « Avec le temps qui s'écoule et le fait que la maladie se déclare tardivement, ils n'étaient plus plaidables », constate M e Christophe Loonis, avocat des parties civiles. Reste donc huit dossiers en lice, en plus de deux autres qui dépendent des juridictions de Lille et Arras.« Aucune parole compatissante »
Les plaignants partagent deux points communs : tous sont retraités d'Ugine, le sidérurgiste isberguois repris entre temps par ArcelorMittal, et touchés par les symptômes de l'amiante. Des symptômes qualifiés de « maladie professionnelle » par la sécurité sociale en 2005. Depuis, ils réclament la condamnation de leur ancien employeur pour « faute inexcusable » pour les avoir exposés à cette matière qu'ils manipulaient quotidiennement.C'est du moins ce que Me Loonis a plaidé devant le tribunal. « La première réglementation sur la poussière dans les ateliers remonte à 1897, explique-t-il. Plus récemment, deux tableaux de réglementation professionnelle datant de 1945 et 1950 visaient clairement les maladies liées à l'amiante. Par conséquent, l'entreprise aurait dû être plus vigilante et mettre en place des mesures de protection. » L'avocat de la défense a insisté sur le fait que la société n'avait pas conscience du danger. Les salariés n'ont pas caché leur déception. « L'entreprise n'a prononcé aucune parole compatissante sur leur situation, alors qu'ils ont beaucoup donné à l'usine », explique Christian Everaere, de la commission ATMP (accidents de travail et maladies professionnelles) de Béthune.Autre enjeu de ce procès : le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante et la sécurité sociale demandent à Ugine le remboursement des sommes versées aux plaignants.
Les plaignants partagent deux points communs : tous sont retraités d'Ugine, le sidérurgiste isberguois repris entre temps par ArcelorMittal, et touchés par les symptômes de l'amiante. Des symptômes qualifiés de « maladie professionnelle » par la sécurité sociale en 2005. Depuis, ils réclament la condamnation de leur ancien employeur pour « faute inexcusable » pour les avoir exposés à cette matière qu'ils manipulaient quotidiennement.C'est du moins ce que Me Loonis a plaidé devant le tribunal. « La première réglementation sur la poussière dans les ateliers remonte à 1897, explique-t-il. Plus récemment, deux tableaux de réglementation professionnelle datant de 1945 et 1950 visaient clairement les maladies liées à l'amiante. Par conséquent, l'entreprise aurait dû être plus vigilante et mettre en place des mesures de protection. » L'avocat de la défense a insisté sur le fait que la société n'avait pas conscience du danger. Les salariés n'ont pas caché leur déception. « L'entreprise n'a prononcé aucune parole compatissante sur leur situation, alors qu'ils ont beaucoup donné à l'usine », explique Christian Everaere, de la commission ATMP (accidents de travail et maladies professionnelles) de Béthune.Autre enjeu de ce procès : le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante et la sécurité sociale demandent à Ugine le remboursement des sommes versées aux plaignants.
Source: http://www.nordeclair.fr/
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