Le chef libéral, Michael Ignatieff, n'est pas le seul à prôner l'arrêt de l'exportation de l'amiante chrysotile vers les pays sous-développés. Deux députées conservatrices de Stephen Harper sont du même avis.
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-->Les députées Pat Davidson (Ontario) et Dona Cadman (Colombie-Britannique) ont toutes les deux indiqué récemment qu'elles souhaitent la fin de l'industrie de l'amiante. «Je n'endosse catégoriquement pas l'extraction ou l'exportation de l'amiante», a déclaré Pat Davidson samedi dernier au Sarnia Observer. «Je ne pense pas que quiconque dans Sarnia-Lambton appuie cela. J'aimerais qu'il y ait beaucoup plus de gens qui ne l'appuient pas.» L'autre députée, Dona Cadman, a aussi dit s'opposer à l'exportation de cette fibre. Aucune citation publique ne lui est toutefois attribuée. «Nous avons eu plusieurs discussions avec elle et nous avons assisté à certaines rencontres où elle était présente et durant lesquelles elle a dit qu'elle appuierait une loi interdisant l'amiante», soutient Kathleen Ruff, de l'Institut Rideau. Elle dit avoir obtenu l'autorisation de la députée avant de la présenter publiquement comme étant dans son camp. Dona Cadman était l'épouse de l'ex-député Chuck Cadman, décédé d'un cancer. «Elle comprend ce que cela veut dire.» Ni Mme Cadman ni Mme Davidson n'ont rappelé Le Devoir hier, malgré nos demandes répétées. Le gouvernement conservateur se vante d'avoir une position très ferme favorable à l'industrie québécoise de l'amiante. Personne hier au bureau du premier ministre n'a voulu dire ce qui serait fait pour convaincre les sceptiques. Les troupes de Stephen Harper n'ont pas hésité à critiquer le chef libéral quand celui-ci a déclaré qu'il voulait que cessent les exportations d'amiante chrysotile. «Après les prochaines élections, le pays sera dirigé soit par un gouvernement conservateur qui appuie la politique d'utilisation sécuritaire du chrysotile, soit par un gouvernement libéral qui cédera au lobby international anti-amiante», a déclaré mardi le ministre des Travaux publics, Christian Paradis. M. Paradis a fait dire hier qu'il ne sera pas libre pendant les prochains jours pour discuter de cette question. Le ministre se trouve dans une position contradictoire. D'une part, il défend la seule mine d'amiante encore en exploitation au Canada et qui est située dans sa circonscription, et d'autre part, à titre de ministre des Travaux publics, il supervise les importants travaux de décontamination des édifices du parlement à Ottawa pour en retirer... l'amiante. L'Institut du chrysotile n'a pas non plus rappelé Le Devoir. L'amiante existe sous de nombreuses formes. L'amphibole, ou «amiante bleu», est considéré beaucoup plus dangereux que l'amiante chrysotile, dit «blanc». Les fibres de ce dernier type d'amiante sont beaucoup moins longues et recourbées, rendant plus facile leur élimination par le corps humain. Plus de 95 % de l'amiante chrysotile extrait au Canada est exporté, principalement à l'état brut. Il est ensuite ajouté au ciment pour fabriquer principalement des toitures, des plaques murales et des conduites d'eau. L'industrie soutient que ses produits finis sont extrêmement stables et sans risque pour la santé s'ils sont manipulés de manière sécuritaire. Le hic, c'est que rien ne garantit que ce soit le cas dans les pays en développement.
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-->Les députées Pat Davidson (Ontario) et Dona Cadman (Colombie-Britannique) ont toutes les deux indiqué récemment qu'elles souhaitent la fin de l'industrie de l'amiante. «Je n'endosse catégoriquement pas l'extraction ou l'exportation de l'amiante», a déclaré Pat Davidson samedi dernier au Sarnia Observer. «Je ne pense pas que quiconque dans Sarnia-Lambton appuie cela. J'aimerais qu'il y ait beaucoup plus de gens qui ne l'appuient pas.» L'autre députée, Dona Cadman, a aussi dit s'opposer à l'exportation de cette fibre. Aucune citation publique ne lui est toutefois attribuée. «Nous avons eu plusieurs discussions avec elle et nous avons assisté à certaines rencontres où elle était présente et durant lesquelles elle a dit qu'elle appuierait une loi interdisant l'amiante», soutient Kathleen Ruff, de l'Institut Rideau. Elle dit avoir obtenu l'autorisation de la députée avant de la présenter publiquement comme étant dans son camp. Dona Cadman était l'épouse de l'ex-député Chuck Cadman, décédé d'un cancer. «Elle comprend ce que cela veut dire.» Ni Mme Cadman ni Mme Davidson n'ont rappelé Le Devoir hier, malgré nos demandes répétées. Le gouvernement conservateur se vante d'avoir une position très ferme favorable à l'industrie québécoise de l'amiante. Personne hier au bureau du premier ministre n'a voulu dire ce qui serait fait pour convaincre les sceptiques. Les troupes de Stephen Harper n'ont pas hésité à critiquer le chef libéral quand celui-ci a déclaré qu'il voulait que cessent les exportations d'amiante chrysotile. «Après les prochaines élections, le pays sera dirigé soit par un gouvernement conservateur qui appuie la politique d'utilisation sécuritaire du chrysotile, soit par un gouvernement libéral qui cédera au lobby international anti-amiante», a déclaré mardi le ministre des Travaux publics, Christian Paradis. M. Paradis a fait dire hier qu'il ne sera pas libre pendant les prochains jours pour discuter de cette question. Le ministre se trouve dans une position contradictoire. D'une part, il défend la seule mine d'amiante encore en exploitation au Canada et qui est située dans sa circonscription, et d'autre part, à titre de ministre des Travaux publics, il supervise les importants travaux de décontamination des édifices du parlement à Ottawa pour en retirer... l'amiante. L'Institut du chrysotile n'a pas non plus rappelé Le Devoir. L'amiante existe sous de nombreuses formes. L'amphibole, ou «amiante bleu», est considéré beaucoup plus dangereux que l'amiante chrysotile, dit «blanc». Les fibres de ce dernier type d'amiante sont beaucoup moins longues et recourbées, rendant plus facile leur élimination par le corps humain. Plus de 95 % de l'amiante chrysotile extrait au Canada est exporté, principalement à l'état brut. Il est ensuite ajouté au ciment pour fabriquer principalement des toitures, des plaques murales et des conduites d'eau. L'industrie soutient que ses produits finis sont extrêmement stables et sans risque pour la santé s'ils sont manipulés de manière sécuritaire. Le hic, c'est que rien ne garantit que ce soit le cas dans les pays en développement.
Source : http://www.ledevoir.com/
Ouf ...
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