
En septembre, un Airois de 70 ans et douze autres retraités d'Ugine Isbergues (aujourd'hui Arcelor Mittal) portaient plainte contre leur ancien employeur pour exposition à l'amiante. Le tribunal des affaires de sécurité sociales de Boulogne-sur-Mer vient de reconnaître la faute inexcusable de l'aciérie.
Quarante ans de labeur dans la centrale de fabrication d'hydrogène. Tout une carrière à protéger l'installation calorifuge. Une vie d'ouvrier à manipuler de l'amiante. À l'heure de la retraite, Iréné d'Almeida (*), 70 ans, souffre de plaques pleurales et d'une incapacité de 5 à 10 %.
D'autres de ces collègues d'Ugine ne souffrent même plus, disparus trop tôt à cause de l'amiante.
Regroupé à treize, en septembre, ils décident donc de poursuivre leur ancien employeur - Ugine Isbergues - pour exposition à l'amiante. Car tous sont reconnus malades professionnels et ont perçu 16 000 E du fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA). « Mais ils voulaient que justice soit faite, qu'Ugine soit reconnu coupable », explique leur avocat béthunois, Me Loonis.
Mardi, le TASS de Boulogne a reconnu la faute inexcusable de l'employeur « en estimant que les dangers liés à l'amiante étaient connus depuis 1906 », explique Me Loonis. Même si le défenseur parisien de l'aciérie, Me Plichon, estime qu'on « pouvait ne pas savoir avant 1977 », il ne se montre pas surpris par ce jugement : « C'est classique, c'est comme ça dans 98 % des cas. Boulogne s'est aligné sur la position de la cour d'appel de Douai. » Hier, il ne savait pas encore s'il allait interjeter appel de cette décision. Et s'attendait même à ce qu'elle se réédite prochainement. Car trois juridictions doivent se prononcer sur ce dossier compte tenu des lieux de résidences différents des treize plaignants. Boulogne-sur-Mer a donné le ton pour le premier, Arras tranchera le sort de onze Isberguois en septembre et Lille celui d'un Hazebrouckois en octobre. •
D'autres de ces collègues d'Ugine ne souffrent même plus, disparus trop tôt à cause de l'amiante.
Regroupé à treize, en septembre, ils décident donc de poursuivre leur ancien employeur - Ugine Isbergues - pour exposition à l'amiante. Car tous sont reconnus malades professionnels et ont perçu 16 000 E du fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA). « Mais ils voulaient que justice soit faite, qu'Ugine soit reconnu coupable », explique leur avocat béthunois, Me Loonis.
Mardi, le TASS de Boulogne a reconnu la faute inexcusable de l'employeur « en estimant que les dangers liés à l'amiante étaient connus depuis 1906 », explique Me Loonis. Même si le défenseur parisien de l'aciérie, Me Plichon, estime qu'on « pouvait ne pas savoir avant 1977 », il ne se montre pas surpris par ce jugement : « C'est classique, c'est comme ça dans 98 % des cas. Boulogne s'est aligné sur la position de la cour d'appel de Douai. » Hier, il ne savait pas encore s'il allait interjeter appel de cette décision. Et s'attendait même à ce qu'elle se réédite prochainement. Car trois juridictions doivent se prononcer sur ce dossier compte tenu des lieux de résidences différents des treize plaignants. Boulogne-sur-Mer a donné le ton pour le premier, Arras tranchera le sort de onze Isberguois en septembre et Lille celui d'un Hazebrouckois en octobre. •
Source : http://www.lavoixdunord.fr/
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