lundi 31 janvier 2011

L'amiante a-t-elle tué Michel Vadé, l'ancien maire d'Accolay ?



Le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) s'est penché, hier, sur le dossier de Michel Vadé, décédé d'un cancer en juin 2009. La décision a été mise en délibéré jusqu'au 15 mars.
Michel Vadé s’est éteint en juin 2009 des suites d’un mésothéliome. Un cancer de la plèvre, caractéristique de l’exposition à l’amiante. L’ancien maire d’Accolay (2001-2008) avait lui-même engagé en mars 2009 une action judiciaire pour faute inexcusable contre l’un de ses anciens employeurs (Férodo, devenue Valéo).
Mardi 18 janvier, son épouse Chantal et son avocate, Me Élisabeth Leroux, ont pris le relais pour exposer au tribunal des affaires sociales les conditions de travail qui furent celles de Michel Vadé de 1950 à 1964, à Saint-Ouen (93).
« Il racontait que dans l’atelier, il y avait un nuage de poussière d’amiante, que les gens se voyaient à peine », dit Chantal Vadé. À l’époque, il perçait des garnitures en amiante, des plaquettes de frein, balayant ensuite les poussières sans protection individuelle, ajoute son avocate.

L’ADDEVA 89 en force

Cette dernière rappelle que l’amiante figure au tableau des maladies professionnelles depuis 1950 et qu’une grève avait éclaté en 1954 chez Férodo à ce sujet. « Il faut se battre pour les autres, ajoute Chantal Vadé, soutenue par une douzaine de membres de l’ADDEVA 89. Car l’argent, ça ne va pas le ramener. »
Du côté de la société Valéo, on se défend en objectant que les précautions étaient prises à l’époque. Le tribunal s’est donné jusqu’au 15 mars pour rendre sa décision.

Source : http://www.lyonne.fr/

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