lundi 11 juillet 2016

L'AUDIENCE SUR LE DESAMIANTAGE DU CHU DE BESANÇON EST RENVOYEE AU 28 SEPTEMBRE

Le CHU Jean Minjoz, accusé d’avoir fait travailler des agents dans des zones amiantées, a été saisi par le tribunal correctionnel de Besançon.
Le CHU Jean Minjoz est poursuivi par le tribunal correctionnel de Besançon pour "mise en danger délibérée de la vie d’autrui". Ce sont 53 agents techniques de l’hôpital, accompagnés par quatre syndicats (FO, CGT, Sud et la CFDT) et par le Comité d’Hygiène et de Sécurité de l’établissement de santé (CHSCT) qui ont enclenché la procédure dès 2010. Ces derniers avaient porté plainte contre le CHU pour exposition à l’amiante "en toute connaissance de cause".  Selon Me Anne-Sylvie Grimbert, avocat des plaignants "la direction savait qu'il y avait de l'amiante de façon importante dans les locaux et n'a pas pris toutes les mesures de prévention, d'information, de formation et de protection des agents". 
L'intersyndicale et la direction du CHRU avaient précisé lors des dépôts de plainte en 2013 qu'aucun agent n'avait contracté une maladie liée à une exposition à l'amiante pour le moment. Les agents techniques se sont rendu compte en 2013 qu'ils avaient été exposés à l'amiante sans protection à l'occasion d'une formation pour se protéger de cette poudre blanche notamment rencontrée lors d'interventions dans les faux plafonds de l'hôpital.
  • L’inspection du travail s’était rendu sur les lieux en 2011 et avait remis un rapport au procureur de la république. Suite à cette procédure, une enquête préliminaire avait été ouverte, elle donnera lieu à un procès 
Le CHRU Jean Minjoz était cité à comparaître les 15 et 16 juin 2016 auprès du Tribunal correctionnel de Besançon pour "mise en danger délibérée d’autrui", suite aux plaintes d’une cinquantaine d’agents techniques entre 2010 et 2013 affirmant avoir travaillé dans des zones amiantées. L’audience est renvoyée au 28 et 29 septembre 2016
Maître Pierre-Yves Fouré, avocat du CHRU de Besançon, a en effet sollicité le renvoi de l’audience. Incité à comparaitre les 15 et 16 juin 2016, le CHRU se présentera finalement devant le Tribunal correctionnel à la rentrée, les 28 et 29 septembre 2016, pour "mise en danger délibérée d'autrui""Il est indispensable que le CHRU dispose d’un délai suffisant pour préparer sa défense" indique l'hôpital dans un communiqué. 
Le CHRU réfute avoir violé les règles de sécurité en matière d’amiante et "apportera toutes les explications nécessaires à la justice". De nombreux contrôles physiques ont été réalisés depuis 2006 et l’hôpital affirme que "le seuil réglementaire de 5 fibres par litre d’air n’a jamais été atteint". Malgré la complexité que représentent les travaux, notamment avec le déménagement de services entiers, ceux-ci sont "contrôlés par plusieurs organismes" et "supervisés quotidiennement" par des assistants techniques spécialisés dans la gestion de l’amiante. 

Sources : http://www.macommune.info/ http://www.hospimedia.fr/

Aucun commentaire: