lundi 2 février 2009

Amiante chrysotile L’élimination graduelle est souhaitée

Le comité exécutif du Congrès du travail du Canada (CTC) a voté majoritairement pour l'élimination graduelle de l'utilisation de l'amiante chrysotile. La décision a été rendue sans tenir compte d'une résolution adoptée au congrès de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) de novembre dernier sur l'utilisation sécuritaire de l'amiante chrysotile, ni même attendre les conclusions des études de Santé-Canada.
Selon la décision du CTC, l’élimination progressive de l'amiante chrysotile sera assortie d'une période de transition pour les travailleurs concernés. Étant donné que le Québec est le seul producteur d'amiante chrysotile au Canada, la décision du CTC menace jusqu’à la santé économique même de la région de Thetford Mines. «C’est un débat qui dure depuis près de 35 ans dans le Canada anglais. Il ne fallait pas se précipiter», a indiqué Michel Arsenault, président de la FTQ. Selon lui, il faut attendre que Santé Canada se prononce et continuer le travail de prévention déjà en marche.
En effet, M. Arsenault sait que l’amiante chrysotile est un sujet délicat. Néanmoins, il croît fortement que de nos jours, il s’agit d’un matériau sans danger. «C’est un animal sauvage qu’on a dompté», dit-il. Qui plus est, il a mentionné que « l’Agency for toxic substances and disease registry », aux États-Unis, a classé l'amiante chrysotile au 119e rang quant à sa toxicité. «S’il faut bannir l'amiante chrysotile, il faudrait aussi bannir tout ce qui le précède, dont la fibre de verre, le plomb, le béryllium, le cobalt, le méthane et le nickel», a lancé le président de la FTQ.
Du même avis, Daniel Roy, directeur québécois du Syndicat des Métallos, se demande «Pourquoi s'acharner sur une fibre que nous maîtrisons alors que la population est exposée régulièrement à plus de 2800 substances potentiellement dangereuses dont 835 sont cancérigènes?» M. Roy n’ose pas imaginer la réaction des travailleurs de Sudbury en Ontario ou de Thompson au Manitoba par exemple, si une campagne était lancée pour l'élimination du nickel.
Source : http://www.canoe.com

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