
Des dizaines d'écoles du Grand Montréal sont toujours aux prises avec de l'amiante dans leurs murs, ce qui peut causer des maladies pulmonaires graves, révèle une enquête de RueFrontenac.com.
Une série de demandes d'accès à l'information adressées aux commissions scolaires de la métropole et de ses banlieues démontre que ce matériau aux effets dangereux pour la santé, utilisé abondamment dans la construction des bâtiments avant les années 1980, est encore loin d'avoir disparu dans plus d'une centaine d'établissements primaires et secondaires.
Des documents obtenus par RueFrontenac.com révèlent que l'on retrouve encore de l'amiante dans des plafonds, dans l'isolation de pièces de tuyauterie et dans des revêtements de murs de plusieurs écoles.
Risque élevé
À la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), dans l'ouest de l'île de Montréal, une trentaine d'écoles ont été classées dans trois cotes de dangerosité allant de «matériaux en bon état avec une faible possibilité d'émission de fibres d'amiante» à «dégradation avancée des matériaux avec un potentiel élevé d'émission de fibres».
Des documents obtenus par RueFrontenac.com révèlent que l'on retrouve encore de l'amiante dans des plafonds, dans l'isolation de pièces de tuyauterie et dans des revêtements de murs de plusieurs écoles.
Risque élevé
À la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), dans l'ouest de l'île de Montréal, une trentaine d'écoles ont été classées dans trois cotes de dangerosité allant de «matériaux en bon état avec une faible possibilité d'émission de fibres d'amiante» à «dégradation avancée des matériaux avec un potentiel élevé d'émission de fibres».
Potentiellement dangereux, de l'amiante en mauvais état doit être retiré cet été des locaux de l'école Sainte-Catherine-Labouré, de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, dont la bibliothèque. Photo Jean-Luc Barmaverain
Au cours de la prochaine relâche estivale, la CSMB prévoit d'ailleurs retirer de l'amiante dans cinq établissements scolaires ayant reçu la plus haute cote de dangerosité. Il s'agit de l'édifice Beau-Séjour de l'école Morand-Nantel-Beau-Séjour, l'école Sainte-Catherine-Labouré, le Centre d'éducation des adultes Clément, l'école Dorval-Jean-XXIII et l'école l'Aquarelle. Les travaux coûteront la bagatelle de 1,1 M$.
«À chaque deux ou trois ans, on réinspecte systématiquement tous les établissements», explique Brigitte Gauvreault, porte-parole de la commission scolaire. L'amiante n'est retiré que lorsque la cote est de trois, soit la plus élevée. Dans les cas de cotes un et deux, le matériau est laissé sur place, mais surveillé.
«On applique les critères de codification mis en place par la Direction de la santé publique», ajoute-t-elle.
Investissements majeurs
Du côté de la Commission scolaire Pointe-de-l'Île (CSPI), des investissements de près de 400 000$ doivent être faits uniquement au cours de l'année scolaire 2008-2009 pour apporter des correctifs aux flocages d'amiante dans cinq écoles.
«Les travaux qui sont faits cette année n'étaient pas urgents. Les endroits où c'était réellement problématique, on n'a pas attendu pour faire les correctifs», explique Christiane Saint-Onge, secrétaire générale de la CSPI.
À la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, sur la Rive-Sud, on prévoit aussi investir afin de débarrasser certains lieux de l'amiante qui s'y trouve. Quelque 125 000$ doivent être déboursés au cours des prochaines années afin de retirer le matériau des salles mécaniques des écoles Daigneau et de la Magdelaine.
Ménage fait à la Commission scolaire de Montréal
La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a procédé à un grand ménage pour se débarrasser de l'amiante dans ses écoles. Quelques 24 établissements où il y avait présence d'amiante ont été identifiés. Des travaux correctifs ont été réalisés dans les endroits qui posaient problème. La CSDM injectera également plus de 5 M$ jusqu'en 2011 dans de la formation, de l'information, des inspections, des travaux de réparation ou d'enlèvement, de la distribution d'équipements de protection et d'intervention et dans la consultation des groupes syndicaux et organismes de suivi.
Prétextant la confidentialité des documents, la Commission scolaire des Patriotes et la Commission scolaire Marie-Victorin, toutes deux situées sur la Rive-Sud, ont refusé l'accès à l'information.
«On applique les critères de codification mis en place par la Direction de la santé publique», ajoute-t-elle.
Investissements majeurs
Du côté de la Commission scolaire Pointe-de-l'Île (CSPI), des investissements de près de 400 000$ doivent être faits uniquement au cours de l'année scolaire 2008-2009 pour apporter des correctifs aux flocages d'amiante dans cinq écoles.
«Les travaux qui sont faits cette année n'étaient pas urgents. Les endroits où c'était réellement problématique, on n'a pas attendu pour faire les correctifs», explique Christiane Saint-Onge, secrétaire générale de la CSPI.
À la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, sur la Rive-Sud, on prévoit aussi investir afin de débarrasser certains lieux de l'amiante qui s'y trouve. Quelque 125 000$ doivent être déboursés au cours des prochaines années afin de retirer le matériau des salles mécaniques des écoles Daigneau et de la Magdelaine.
Ménage fait à la Commission scolaire de Montréal
La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a procédé à un grand ménage pour se débarrasser de l'amiante dans ses écoles. Quelques 24 établissements où il y avait présence d'amiante ont été identifiés. Des travaux correctifs ont été réalisés dans les endroits qui posaient problème. La CSDM injectera également plus de 5 M$ jusqu'en 2011 dans de la formation, de l'information, des inspections, des travaux de réparation ou d'enlèvement, de la distribution d'équipements de protection et d'intervention et dans la consultation des groupes syndicaux et organismes de suivi.
Prétextant la confidentialité des documents, la Commission scolaire des Patriotes et la Commission scolaire Marie-Victorin, toutes deux situées sur la Rive-Sud, ont refusé l'accès à l'information.
Source : http://www.ruefrontenac.com
Compte tenu du temps de latence de la survenue des maladies de l’amiante, le Québec n’en a pas fini de pleurer ses morts, empoisonnés tout petits par le « maudit or blanc »
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