Pour des manquements graves,
l'Etat a été condamné par le tribunal administratif de Rennes, à indemniser un
ouvrier brestois de la DCN.
Le tribunal administratif de
Rennes vient de rendre une décision concernant la demande d’indemnisation
formulée par un artificier ayant travaillé dans les ateliers de la DCN (Direction des
Constructions Navales), à Brest, de 1968 à 2002. Cet ouvrier d’Etat
est notamment intervenu sur les systèmes d’armes de dissuasion nucléaire
(ogives nucléaires des missiles balistiques de sous-marins) d’octobre 1975 à
décembre 2002. Dans ce cadre, il a été « exposé pendant de nombreuses
années à l’inhalation de poussières d’amiante et rayonnements ionisants, sans
aucun moyen de protection efficace, au moins jusqu’en 1996. »
L’artificier était notamment
affecté aux opérations d’embarquement et de débarquements des missiles
nucléaires des sous-marins à l’Île Longue, tout comme à la pyrotechnie
Saint-Nicolas.
Peur de l'avenir
La contrainte d’examens
radiologiques du thorax tous les deux ans alimente le sentiment d’anxiété chez
cette victime, qui craint d’être atteint d’une maladie grave dans le futur.
L’Etat "ayant fait preuve d’une carence fautive dans la mise en œuvre
effective, obligation qui lui incombait, des mesures de protection contre les
poussières d’amiante auxquelles il a été exposé", il a été condamné à
verser la somme de 10.000 euros à cet ouvrier, au titre du préjudice moral
d’anxiété.
Source : http://www.letelegramme.fr/

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